Présentation de la Commune de Courgenay-Courtemautruy
Situé au pied du Mont-Terri, Courgenay, l'un des plus anciens villages de la région, a connu des fortunes diverses au cours des siècles avant de devenir une agglomération semi-urbaine appelée à jouer un rôle important au plan économique régional. Les actes publics mentionnent le nom de Courgenay depuis 1139. Son nom alors était Corgennard et en 1254, Corgenay. La plupart des terres de Courgenay appartenaient à des établissements religieux, notamment à l'abbaye de Lucelle, qui finit par avoir le patronage de l'Eglise. Un des faits curieux de notre histoire est un procès qui a duré plus de cinq siècles. Il avait pour objet l'exploitation d'une forêt donnée, dit-on, par une princesse de Montbéliard aux deux communes d'Alle et de Courgenay. Le litige ne fut réglé qu'en 1865.Les guerres de Bourgogne furent néfastes à Courgenay. Telle était la soif de vengeance d'Etienne de Hagenbach qu'il laissa se débrider les pires instincts de la soldatesque. Aussi est-ce vraisemblablement à cette époque que deux villages, Courtemblin et Courtary, situés dans les parages du Moulin-de- la-Terre et de Paplemont, furent rayés de la carte. Les excès de toutes sortes commis durant la guerre de Trente Ans ne doivent pas avoir été beaucoup moins meurtrissants, de sorte que Courgenay, comme toute l'Ajoie, mis de longues années à panser ses plaies. Dans la première moitié du XVIIIe siècle, la rébellion des Ajoulots contre le prince-évêque conféra à Courgenay une place prépondérante. Pierre Péquignat, enfant de la localité, devint le chef des rebelles et, à la tête d'une petite armée, tint en échec, pendant près d'une décennie, les forces adverses. Sa condamnation et son exécution en 1740 ont fait de lui un martyr de la liberté. |